Penser aujourdhui
un devenir émancipateur pour lhumanité nécessite
de sortir lécologie dun carcan et dune perspective
caractérisée par le
« rationnellement », « léconomiquement »
et « lhygiéniquement » sains. (Re)penser
une écologie de la libération, axée sur le désir
et le vivant, en rupture radicale avec les logiques mortifère actuelles,
où le vivant se voit de plus en plus accaparé et marchandisé
dans sa totalité. Il en va dune volonté libératrice
fondamentalement culturelle, où le désir redevient moteur
central du devenir commun, mais également ferment dune construction
sociale et durable à long terme.
Réinstaurer des modes déchanges libres et gratuits,
en tant que modes prédominants dans les relations humaines, construits
sur la priorité du désir et de lautonomie, cest
mener un combat pour réinstaurer un équilibre tant sociétal
que personnel, cest repenser une économie tout simplement
humaine, où lhumain précisément est pris en
compte dans toute sa diversité créatrice et non dans sa
rationalité comptable, financièrement évaluable,
« scientifiquement » et statiquement définissable.
Pour contrer la globalisation (ou mondialisation) marchande, il nexiste
pas darmes plus subversives à notre sens que de (re)construire
du libre accès, la où le système économique
et politique, le système de la gouvernance, voudrait que tout soi
monétarisé, financièrement étalonné,
rationnellement hiérarchisé : valeur de la compétence,
quantification du travail presté, sérialisation des besoin
Que
lon nous comprenne bien : le gratuit auquel nous appelons na
rien à voir avec du subsidiaire, du surplus exceptionnellement
et stratégiquement distribuable, de la récompense méritocratique;
notre gratuit se veut premier et généralisé, loin
des spots ou des slogans promotionnels que lancent épisodiquement
quelques négoces
« attrape-nigauds » tout autant que certains gestionnaires
de société publiques de transports, qui ne se pensent plus
eux aussi que par le racolage du client captif, du client-roi, du client
solvable.
Le collectif sans ticket in le livre-accès.
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