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Aux impériaux,
à la guerre et à la bourse,
nous opposerons toujours la vie.
Un des gros problèmes
des mouvements de résistance globale et locale, est quils sont
généralement perçu comme lexpression de la révolte
des exclus du bien-être global, comme des victimes passives d'un processus
économique destructeur. Cela, sans jamais parler, retracer dans ces
processus mêmes, les éléments subjectifs de la production,
cest-à-dire; qui produit la richesse globale et comment elle
se produit.
Le pauvre nest pas simplement victime mais exploité, précarisé
et appauvri. Le pouvoir économique et politique est global, non seulement
parce quil concerne tout le monde, mais surtout parce quil met
à profit toutes les dimensions de la vie humaine, de la dimension
intellectuelle, à la dimension affective ou biologique.
Il est donc temps, pour nous, de mettre au centre de nos luttes le problème
de toutes ces dimensions de la vie humaine, mise au travail et non reconnue
en terme daccès à la richesse et à lautodétermination.
Comment sy prendre ? Nous pensons que la résistance aux attaques
de plus en plus dure des politiques néo-libérales sur nos
vies passe par la nécessité dun nom commun. Un nom qui
recueillerait ce que nos passions ont de commun, capable de rendre intelligible
une condition de vie sur laquelle renouer les fils des milliers dexistences
dispersée dans nos villes, qui permettait de rebondir en vue dun
pari conflictuelle (pari qui se joue, dans la capacité délaborer
un projet de transformation). Jusquà présent, ce nom
est cybermandaï.
On en discute toujours et on en discutera encore. Généralement,
on aime assez bien ce nom. Il illustre bien que dun côté
« lêtre cyber », cest-à-dire un sujet
aux capacités communicationnelle, affective, créative multiple
et toujours en formation qui utilise son cerveau comme ustensile principal,
devient dans un certain sens le caractère général de
la force de travail contemporaine, et que dun autre côté,
ce caractère « dêtre cyber » est maintenu
dans une situation dinvisibilité productive, ce qui implique
pour ce caractère un très fort degré de chantage, de
précarisation et dexploitation.
Le vide causé par ce manque de reconnaissance économique et
politique doit être comblé à travers la revendication
positive de notre propre existence. La steet-party est un premier pas fait
dans cette direction. La lutte est encore longue car cognitive, intellectuelle,
relationnelle, immobilière et économique sont les attributs
de la précarité que les cybermandaï-e-s veulent renverser
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